BIXI, le VLS de Montréal, lance sa version électrique

BIXI est le troisième plus important système de vélos en libre-service d’Amérique du Nord. En place depuis 10 ans, et sauvé de la faillite en 2014, ce service de VLS fait maintenant partie de l’ADN de la ville, et il cartonne !

Le BIXI en croissance constante et en excédent budgétaire

A Montréal, les VLS sont accessibles uniquement en belle saison, 7 mois dans l’année, d’avril à novembre. Et avec un abonnement annuel presque trois fois plus cher que le Vélib , soit 91 dollars, il est étonnant de voir à quel point le BIXI se porte bien.

Depuis le début de la saison, qui a débuté le 10 avril, l’utilisation des vélos BIXI a augmenté de façon significative. Déjà en croissance de 25% entre 2016 et 2017, cette année 2018 est une année record avec + 35% de déplacements ! C’est ainsi que le gestionnaire espère atteindre le palier des 5 millions de déplacements, dès cette année.

Ainsi, le gestionnaire ajoute régulièrement des stations. Cette année, 6 250 vélos sont répartis dans 540 stations. Et depuis 3 saisons, les vélos sont accessibles gratuitement tous les derniers dimanches du mois. De quoi encourager les habitants de Montréal à la découverte du VLS !

Lancement d’une version électrique cet été

Flotte de vélos

Et c’est ainsi que ce succès aura permis de dégager un excédent de plus de 1 millions de dollars. Ce budget sera alloué cet été a un projet pilote avec des vélos électriques. Il est pour l’instant question de la faisabilité du projet avec un appel à idées.

En effet, les bornes actuelles sont alimentées par l’énergie solaire, et donc déplaçables !  Déplaçables, tout comme les bornes des vélos Titibike by Ecovélo ! Un modèle impossible à tenir si les bornes servent également au rechargement des batteries. Chez Ecovélo, on a fait le choix de la batterie amovible dont la recharge se fait chez l’utilisateur.

Pour le BIXI, l’idée de batteries amovibles, changées et rechargées par les gestionnaires, est en cours de réflexion. Mais cela imposerait l’ajout d’une puce GPS sur chaque vélo.

Mais Montréal ne s’arrête pas là dans ses expérimentations multimodales. En effet, cet automne, il sera question de rassembler autour d’un même abonnement les différents services de la ville : voiture en libre-service, taxi, covoiturage, transports en commun, vélos en livre-service, etc.

« On a déjà des réunions avec l’ensemble des partenaires et on lancera cet automne un projet pilote […] On veut tester la capacité de prendre tous les modes de transport avec un seul outil [carte OPUS ou téléphone intelligent] », a déclaré le président du conseil d’administration de la STM (Société de Transport de Montréal), Philippe Schnobb.

De belles années à venir pour la multimodalité chez nos cousins québécois !

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